Chatbot e-commerce ou conseiller produit : quelle différence ?
Un chatbot attend la question du visiteur et y répond ; un conseiller produit pose les questions et conduit le visiteur jusqu'au produit qui lui va. Le premier suppose que le visiteur sait ce qu'il cherche, le second part du principe qu'il ne le sait pas encore.
Qu'est-ce qu'un chatbot e-commerce ?
Un chatbot e-commerce est un assistant de conversation qui répond aux demandes des visiteurs : suivi de commande, délais de livraison, disponibilité d'un article, recherche d'un produit décrit par le visiteur. Il est d'autant plus utile que la demande est précise. « Je cherche un sac noir à moins de 100 euros » : il trouve le sac.
Sa limite tient dans cette phrase. Il faut que le visiteur ait déjà traduit son besoin en caractéristiques de produit (une couleur, un prix, une taille) pour que le chatbot puisse travailler.
Qu'est-ce qu'un conseiller produit ?
Un conseiller produit mène la conversation à la place du visiteur : il pose quelques questions, puis recommande un ou plusieurs produits en expliquant pourquoi. C'est le geste du vendeur en boutique, qui ne demande pas au client la référence qu'il veut mais ce qui l'amène.
Quelles sont les différences, point par point ?
| Chatbot e-commerce | Conseiller produit | |
|---|---|---|
| Qui pose les questions | Le visiteur | L'assistant |
| Ce que le visiteur doit savoir | Le produit qu'il veut, ou ses caractéristiques | Ce qu'il vit, ce qui le gêne |
| Ce qu'il obtient | Une réponse, ou une liste de résultats | Une sélection classée, avec la raison de chaque choix |
| Le cas où rien ne convient | Le plus souvent, des résultats quand même | Il peut le dire |
| Ce qu'il apprend au marchand | Les questions posées | Les besoins racontés, avec les mots des clients |
| Usage principal | Service client, recherche, suivi | Aide au choix, avant l'achat |
Les deux ne s'excluent pas. Beaucoup de sites ont besoin d'un chatbot pour l'après-vente et d'un conseiller pour le choix.
Toutes les questions se valent-elles ?
Non : un assistant qui pose des questions n'est pas forcément un conseiller. Tout dépend de ce qu'il demande.
Prenez un visiteur qui cherche des chaussures de randonnée. Un premier assistant lui demande sa pointure, son budget, tige haute ou tige basse. Ce sont des questions de fiche produit : il remplit un filtre, une case après l'autre, et le visiteur qui ne sait pas répondre à « tige haute ou basse » est aussi perdu qu'avant.
Un vendeur lui demanderait plutôt où il marche, combien de temps, et ce qui lui a fait mal avec sa dernière paire. Le visiteur connaît toutes ces réponses. C'est au vendeur de les traduire en produit, pas à lui.
Le test est simple : si la réponse à la question figure déjà sur la fiche produit, la question est mal posée.
Pourquoi les questions d'un vendeur créent-elles une relation ?
Parce qu'elles montrent au visiteur qu'on s'intéresse à sa situation, pas à son panier. Trois gestes font cette différence :
- Partir de sa vie, pas du catalogue. Le visiteur ne connaît pas vos références, il connaît son quotidien.
- Chercher ce à quoi il tient, et ce qu'il est prêt à lâcher. Un chiffre (combien de personnes, combien de mètres carrés) ne dit pas où se situe son arbitrage.
- Ne pas lui demander pourquoi il achète. Il a ouvert l'assistant, il a déjà décidé d'agir. Lui reposer la question, c'est le faire douter.
S'y ajoute une forme d'honnêteté : un vendeur crédible sait dire « je n'ai rien pour vous ». Un assistant qui complète toujours sa liste pour afficher trois produits apprend au visiteur à ne plus le croire.
Comment choisir entre les deux pour votre site ?
Partez de la question que vos visiteurs se posent avant d'acheter.
- Ils savent ce qu'ils veulent et cherchent un renseignement (stock, livraison, taille) : un chatbot suffit.
- Ils hésitent entre des produits proches, ou ne savent pas lequel correspond à leur situation : il leur faut un conseiller.
- Votre catalogue demande une expertise (produits techniques, cosmétique, formation) : c'est là que l'écart entre les deux est le plus grand, parce que le visiteur ne peut pas formuler sa demande en caractéristiques.
Où se place Seeckr ?
Seeckr est un conseiller produit. Il interroge le visiteur sur sa vie et non sur votre catalogue, cherche ce à quoi il tient et ce qu'il est prêt à lâcher, puis lui rend un top 3 classé, avec un score de compatibilité et la raison de chaque place. Si un seul produit lui convient, il n'en voit qu'un ; si rien ne convient, l'assistant le lui dit. Chaque conversation reste lisible dans votre back office, avec les mots de vos clients. L'installation tient en une ligne de script.
Chez Algimouss, 55 % des conseils ont été donnés quand le standard est fermé : le soir, la nuit ou le week-end. Ce chiffre est mesuré en moins de deux mois. Le détail est sur la page du cas client.
Vous pouvez essayer un Seeckr personnalisé sur votre catalogue.
Questions fréquentes
Un conseiller produit remplace-t-il le chatbot de service client ?
Non. Le conseiller intervient avant l'achat, pour aider à choisir. Les questions de livraison, de retour ou de suivi de commande restent le terrain d'un chatbot ou d'une équipe de service client.
Un quiz produit est-il un conseiller produit ?
Un quiz pose des questions, mais elles sont fixées à l'avance et souvent calquées sur les caractéristiques du catalogue. Un conseiller adapte ses questions aux réponses précédentes et peut s'arrêter dès qu'il en sait assez.
Combien de questions un conseiller doit-il poser ?
Le moins possible. Quelques questions courtes suffisent quand elles portent sur la situation du visiteur : chacune doit lui apprendre quelque chose qu'aucune fiche produit ne lui aurait dit.
Que faire quand aucun produit ne convient au visiteur ?
Le lui dire. Une recommandation forcée lui fait acheter le mauvais produit, puis douter de toutes les suivantes. Un « rien ici ne vous convient » le fait revenir.